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La casa Bosconi Records : un pied dans le potager, l’autre sur le dancefloor

C’est dans la campagne toscane verdoyante que se trouve le siège de Bosconi. Mais profondément influencé par la house music, le label propose depuis dix ans un catalogue dédié aux dancefloors. Cette opposition de deux environnements très différents caractérise Bosconi Records, désormais incontournable dans n’importe quelle discothèque.

Après avoir passé plusieurs années à Berlin, Fabio Della Torre, originaire de Florence, rencontre Ennio Colaci en Italie. Ce dernier, producteur prolifique et touche à tout, fait alors parti de Minimono, un projet multimédia et pluridisciplinaire. C’est sous ce pseudonyme que les deux artistes commencent à produire des disques sortis sur Telegraph Records, bastion de micro house français et c’est ensemble qu’ils lancent Bosconi. Nommé d’après une ferme d’oliviers en Toscane, le label est créé en 2008 pour héberger les sorties de Minimono mais aussi Bruno Pronsato ou 100HZ.

Depuis ses débuts, Bosconi s’attèle à produire une house music qualitative et “floor focused” mais n’a pas peur de défendre la richesse de la nouvelle scène. Beaucoup de jeunes talents ont pu évoluer grâce à une sortie sur le label et Fabio Della Torre ne s’en cache pas : “Nous sommes toujours à la recherche de nouveautés stimulantes parce que l’idée, c’est de faire la musique que nous aimons. Développer de nouveaux artistes, c’est un peu comme une équipe de foot ayant une bonne pépinière.” C’est ainsi que l’on trouve dans le catalogue Bosconi des artistes comme Mass Prod, Life’s Track, A Guy Called Gerald, Paul Johnson, Rufus, The Mechanical Man ou encore DJ Rou et beaucoup de various. L’identité du label est d’ailleurs difficile à cerner tant la fraîcheur et la passion sont à l’honneur. Et pour brouiller un peu plus les pistes, Fabio et Ennio ont lancé Bosconi Extra Virgin en 2009, une branche plus organique et dérivée de la disco et Squirts, la branche techno, en 2013.

Tous ces projets prennent vie dans la maison de Fabio Della Torre en Toscane, un havre de paix dissimulé dans la verte campagne. Equipée de studios, de matériels et d’un potager, cette maison représente aussi l’identité de Bosconi et est l’une des raisons pour lesquelles Fabio n’a jamais quitté l’Italie. Car malgré un riche héritage, l’italo-disco et une scène locale en ébullition, les clubs viennent à manquer et des législations limitent l’expansion musicale. Même s’il déplore quelque peu la situation actuelle mais imagine la suite avec optimisme, Fabio Della Torre s’applique à garder Bosconi et sa communauté en bonne santé, chez lui : “Je n’ai pas besoin d’être à Berlin pour être créatif, je le suis tout autant ici et je peux en même temps prendre soin de mon potager. Et manger des tomates, sans arrêt.

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