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Interview : Volcov et l’Italie, le digging et son label Neroli

Producteur et passionné depuis plus de vingt ans, Volcov aka Enrico Crivallero a toujours une actu bien remplie. Sortis sur des labels comme Phonica, Sounds Familiar ou Rush Hour, ses EPs sont rares mais toujours salués par la critique et le public. Collectionneur de disques, Volcov ne se considère pas comme “digger” mais profite de ses sélections pointues pour être un très bon DJ.

Originaire d’Italie mais résidant à Londres, l’artiste est invité à la prochaine soirée Mona à la Bellevilloise le 11 novembre aux côtés de Saint-James et Nick V dans le club + Emanuela De, Bobby Mhark et DJ Andre au Forum. Comme à son habitude, Mona proposera une dance class en début de soirée et on vous fait gagner des places. Avant de faire bouillonner la Bellevilloise samedi, Volcov a répondu à nos questions sur l’Italie, sa collection de disques et son parcours. A découvrir juste en-dessous. 

  • Peux-tu pour commencer nous en dire un peu plus sur la manière dont tu as découvert la musique électronique ? Et quand ? 

Je suis tombé dedans quand j’ai commencé à acheter les compilations Chicago Jack à la fin des années 80. Et puis il se passait des choses dans les clubs du nord-est comme Movida, Ranch ou Mazoom : entre 1989 et 1992, on trouvait des lieux où il y avait de vrais DJs qui en plus jouaient des morceaux de Larry Heard ou de Trax Records que j’écoutais jusque là dans ma chambre.

  • On sait que tu es un digger passionné. Quel est le premier disque que tu as acheté ? 

Je ne suis pas sûr que le terme de “digger” et sa définition moderne s’applique à ma manière d’acheter des disques. J’aime le faire (surtout des albums et du jazz) quand je voyage notamment. J’aime surtout découvrir et me pencher sur les B-sides des disques. Mais je ne me vois pas comme un “archéologue” du vinyle.
Je crois que le premier disque que j’ai acheté, c’était un album de Public Enemy en 1987.

  • Quelle est la différence musicale entre tes deux alias, Volcov et Isoul8 ? 

Isoul8 était un projet lancé dans le cadre d’un album particulier que j’avais fait en 2006, qui je pense avait un son doux et chaud. Je ne produis plus tellement ces temps-ci, alors tout ce que je sors apparaît sous mon pseudo de Volcov.

  • Quand tu as lancé ton label Archive en 1999, qu’avais-tu en tête ? 

On était inspirés par des labels comme Art and Retroactive mais avec la modernité du moment. On voulait sortir des disques frais et devenir une plateforme pour les artistes, comme ceux que je rencontrais à l’époque à l’ouest de Londres. On a essayé d’avoir une sonorité futuriste et attractive pour les collectionneurs.

  • Plus tard, tu as lancé ton label actuel, Neroli. Quelle est la différence d’ambition entre les deux ? 

Neroli, à l’opposé, a tout de suite été dédié à des morceaux beaucoup plus accessibles finalement. Le label est devenu plus raffiné quand même depuis 5, 6 ans.

  • Est-ce que tu suis ce qu’il se passe pour la scène électronique italienne ? Comment se porte-t-elle, qu’est-ce qui se passe en ce moment ? 

Je ne la suis pas trop en tant que scène car le milieu musical est très fragmenté. En général, elle s’est quand même beaucoup amélioré qualitativement ces dix dernières années. Ma ville, Vérone, a une scène locale très en forme. Rome, avec notamment Sounds Familiar et ce qu’ils construisent, des festivals intéressants et des nouveaux disquaires… On ne peut pas se plaindre !

  • Est-ce la première fois que tu joues à un événement Mona à Paris ? 

Non, j’y ai joué il y a quelques années et j’ai adoré le fait que Nick V et moi-même ayons joué dès le début de la soirée, pendant le cours de danse etc. Une expérience unique !

  • Quels nouveaux talents doit-on suivre en ce moment ? 

Je ne suis pas sûr de pouvoir les qualifier de nouveaux talents mais j’aime beaucoup les jeunes producteurs comme Chaos in the CBD et IDO.

  • Ton morceau préféré en ce moment ? 

L’intégralité du nouvel album de Dego & Kaidi sorti sur Sound Signature.

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