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Interview : Noé Thoraval présente la deuxième édition du Sarcus Festival

Lancé en 2016 et plutôt confidentiel, le Sarcus Festival ouvre cette année ses portes à un public plus large. D’abord installé dans un manoir, l’événement investit cette fois un ancien moulin des Yvelines entouré de 30 000 m² de parc. Outre un lieu assez unique, Sarcus c’est aussi une programmation dédiée à la scène house française que nous chérissons. Un point de plus pour que nous nous intéressions de très près au festival qui fêtera sa deuxième édition du 6 au 8 octobre au Moulin de Gambais.

C’est bien simple, tout le monde sera de la partie. Les acteurs prolifiques de la scène seront tous réunis autour d’une rivière bucolique, d’un champ d’herbe fraîche et de trois scènes qui accueilleront plus de quatre-vingt artistes. In Any Case Records, Dure Vie, Chineurs de Paname, D.KO Records, Ra+re Records, Increase The Groove, Vryche House ou encore Beau Mot Plage et les Yeux Oranges… Autant vous dire que l’ambiance sera à son paroxysme du 6 au 8 octobre à seulement une heure de Paris (et pour des pass 3 jours à 50€).

Avant de prendre nos tentes, nos bottes et un petit pull pour aller pleinement profiter de ce rendez-vous, nous avons voulu en savoir plus sur la conception d’un jeune événement qui n’a déjà à rougir de rien. Noé Thoraval, fondateur du festival et passionné, réponds à quelques questions pour nous faire patienter.

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– Salut Noé, tu es le fondateur du Sarcus Festival, peux-tu rapidement te présenter et nous raconter comment ton parcours t’a amené à monter un festival ? Hello ! J’ai une famille assez artistique et entrepreneuriale du coup j’ai pas mal été poussé là-dedans, j’ai fais des études d’entrepreneuriat et de design dans le but de créer ce type de projet. Ensuite l’opportunité s’est présentée lorsque j’ai rencontré Théo (le co-fondateur d’origine aujourd’hui aux US) et qu’on a eu l’idée de faire un événement très qualitatif et exclusif dans le parc de son petit manoir de famille. Sans ce premier lieu incroyable et le soutien incroyable des parents de Théo on aurait peut-être pas créé de festoche. Guillaume s’est très rapidement joint à nous, puis Lucas et récemment Nicolas qui apportent tous leur pierre à l’édifice.

– Comment s’est déroulé l’organisation de la première édition l’an dernier ? Quelles ont été vos plus grosses galères ? On avait un peu d’expérience dans l’événementiel mais on n’avait jamais géré 200 personnes pendant 3 jours, 40 artistes sur 2 scènes, en complète autonomie. Normalement tout le monde commence par une soirée en club / bar où tu ne gères pas tout, là on a débuté direct par un truc super dur. Niveau orga tout s’est bien passé au final, on a perdu un peu d’argent mais rien de dramatique. L’important c’est que tout le monde a vécu un week-end incroyable, avec des rencontres et des moments uniques !

– Ton meilleur souvenir ? À la fin du festival les cars avaient du retard, et au lieu de se plaindre tous les festivaliers sont parti taper un foot au milieu sur les pelouses du parc de la mairie de Sarcus. C’était super bon-enfant, tout à fait l’état d’esprit qu’on aime.

– Qu’est ce qui t’a poussé à réitérer cette année ? C’est le type de projet qui donne du sens à ta vie, surtout quand tu bosse avec une super équipe ! On est tous super motivés, Lucas à la prod événementielle, Guillaume à la direction artistique / design et moi à la progra et à la com. On se connait depuis plus de 10 ans c’est le projet d’une vie avec des amis d’enfance, le feu ! On a aussi plein d’amis qui participent au projet de manière moins permanente : Merci à Nicolas, Isa, Maude, Marie, Etienne… 🙂

– Comment avez-vous géré la partie finance (l’an dernier et cette année) ? Mal haha. L’an dernier on avait beaucoup de mal à estimer les consommations des gens, le nombre de places vendues etc ce qui fait qu’on s’est planté de quelques milliers d’euros. Cette année on est un peu plus rodés mais ce sont toujours des événements avec énormément de risque financier.

– Pourquoi avoir changé de lieu et qu’est ce le moulin change comparé au manoir ? On voulait changer de lieu car le manoir n’était pas vraiment adapté à ce type d’événement. L’an dernier on a pas eu de problèmes mais on a été très chanceux. On a cherché un lieu pendant 6 mois, c’était une galère car on voulait absolument un espace aussi insolite que le manoir. Quand on a visité le moulin on a tout de suite été conquis, il y a la même atmosphère “hors du temps” que l’an dernier, en pleine nature, avec beaucoup de place et en plus assez proche de paris (1h de Montparnasse). On aimerait bien changer de lieu tous les ans, pour surprendre à chaque fois les habitués 🙂

– Il y aura des activités autres que musicales prévues ? Oui plein ! Il y a des tatoueurs, du yoga, de la méditation, des stands de marques de vêtement (RA+RE notamment), une exposition de dessins en partenariat avec Musart, de la peinture sur vinyl par Zekid, des molkis, jeux d’échec, des foodtrucks, des stands partenaires avec des animations très cools (Heetch), une dégustation de vin en partenariat avec Les Grappes…

– Quelques mots sur le line-up qui est mortel puisqu’il représente le gros de notre scène house française que l’on chérit ? On est vraiment heureux d’avoir pu faire un line-up aussi complet avec plus de 80 artistes qui représentent une belle part de la relève musicale française, et d’avoir pu mettre en place un concept de programmation original car on n’invite pas d’artistes en solo mais des “familles d’artistes” à qui on donne carte blanche pendant une petite dizaine d’heures chacun sur trois scènes. Beaucoup de house music en effet, dans des styles très différents avec D.KO, les Yeux Orange, Pont Neuf Records, In Any Case Records entre autres mais aussi des labels plus “world” avec par exemple Black Milk Music qui vient avec des vrais groupes de funk et rock electronica (M.A Beat, Leopard Davinci…).

– Qu’est ce qui fait que ça vaut vraiment le coup de venir ? (Vend ton festival en quelques mots) : Parce qu’à Sarcus on se sent bien. Il n’y a pas trop de monde donc tu peux rencontrer tout le monde mais il y en a assez pour que ce soit une grosse ambiance sur le dancefloor, en pleine nature sans ordi pendant 3 jours les gens sont plus détendus et ouverts et surtout il y a une part de magie à écouter des musiques si modernes dans le parc d’un moulin construit en 1755, c’est ce qui créé cette atmosphère “hors du temps”.

– Ce que tu attends avec le plus d’impatience ? La musique ! C’est ce qui nous lie tous – artistes, orga et festivaliers – dans ce projet. Le reste est moins important. “Sans la musique, la vie serait une erreur, une besogne éreintante, un exil.

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