, ,

FOCUS : Roy Davis Jr, une légende de Chicago

Vendredi 16 septembre, nous avons le privilège de recevoir dans l’enceinte du Djoon la légende Roy Davis Jr. pour quatre heures de set qui s’annoncent inoubliables. L’occasion pour nous de revenir sur le parcours unique d’un DJ et producteur chicagoen de house music désormais mythique. 

Difficile de présenter Roy Davis Jr. sans évoquer Chicago et l’effervescence créatrice de ses racines musicales. Grâce à des parents musiciens, il se passionne très jeune pour la musique et commence à mixer à 12 ans. Son tout premier EP, Learn To Live, sorti en 1992 sur le label Stricly Rhythm, est une marque indélébile des débuts d’un artiste qui avait déjà tout pour lui.

Le DJ et producteur chicagoen est rapidement influencé par des figures locales telles que Lil’Louis, Farley Keith ou encore le groupe Phuture, auquel on doit le mythique “Acid Tracks“, acte (officiellement) fondateur de l’acid house. Roy Davis Jr. remplacera d’ailleurs DJ Pierre, DJ local et son premier ami, au début des années 90 au sein du groupe. On peut citer à ce propos “Mental Breakdown (This is Cocaine)“, sorti en 1993 sur Strictly Rhythm.


Mais la carrière de Roy Davis Jr. ne se résume pas à cette belle collaboration avec Phuture. L’année suivante, il dévoilait The Believers avec un titre adulé à jamais, “Who Dares To Believe In Me ?“, réunissant tous les codes d’une house music déjà culte. Il installe définitivement sa notoriété et son style musical en 1996, période pendant laquelle il produit le fameux Gabrielle avec Peven Everett, aux sonorités garage toutes particulières. Sorti chez Large Records, l’EP sera réédité de nombreuses fois et apparait aujourd’hui comme un tube cultissime.

Dès lors, on ne compte plus ses productions (enfin, 82 EPs et six albums tout de même). Si on avait déjà pu reconnaitre son intelligence et sa finesse du sampling dès 1995 avec la sortie du génial Tha Black Light Exposure E.P dans lequel il samplait les claviers rêveurs de Kool and The Gang (“Under Tha Sun“) ou ceux du trio Shalamar et son “Take that to the Bank” (écouter “Let Me Show U Tha Scene“), Roy Davis Jr. se révèle également capable de produire des tracks aux rythmes endiablés, taillés pour enflammer un dancefloor comme “HeartAttack” sorti chez Power Music Records en 1996. La même année, il lance son label, Undaground Therapy Musik, qui après quinze années de pause, semblerait reprendre du service avec un EP du monsieur (à surveiller de très près).

À l’écoute de ses nombreuses productions, on remarque que Roy Davis Jr. mélange les genres, qu’il ne se cloisonne pas mais plutôt qu’il navigue entre les influences du funk, de la disco ou de la soul pour inventer un type de house très groovy, avec une esthétique souvent délicate et toujours élégante. Dans les années 2000, on a pu l’entendre dans des morceaux plus tournés vers des influences R’n’B tels que sa collaboration avec la chanteuse Terry Dexter dans l’EP intitulé Wonderin. Plus récemment, on les retrouvait tous les deux dans l’ irrésistible My Nation (2014), EP auquel Dj Pierre a d’ailleurs participé.

On ne peut finalement qu’être sans voix devant la discographie affolante de Roy Davis Jr. et surtout intrigué de voir qu’entre 1992 et 2010, il ne se passe pas une année sans qu’il sorte ne serait-ce qu’un titre. Ces cinq dernières années, la légende s’est un peu calmée, profitant de pauses bien méritées pour quand même sortir un dernier long format, Destroy & Rebuild en 2014.

DJ émérite, Roy Davis a parcouru le monde, distillant ça et là une culture musicale enviée par plus d’un et un don pour forcer les hanches à gigoter. De set entièrement funk à une sélection club inoubliable, en passant par ses propres tubes et bien sûr un mix élégant de classiques et de nouveautés, des Boiler Room aux grands clubs internationaux (suivre les liens précédents), il était partout et devait se lancer dans une tournée l’an dernier, annulée au dernier moment après avoir été diagnostiqué d’une sclérose en plaque sévère. Cette année, la légende Chicago produira peut être mais en attendant, nous le recevons vendredi soir au Djoon et c’est un honneur, puisque Roy David Jr. n’aura pas mis les pieds derrière un deck parisien depuis deux ans ! Une occasion irréelle à ne manquer sous aucun prétexte, il pourrait ne pas revenir de sitôt…


EVENT
 / PREVENTES


PLG.

,

FOCUS : Roy Davis Jr, une légende de Chicago

Vendredi 16 septembre, nous avons le privilège de recevoir dans l’enceinte du Djoon la légende Roy Davis Jr. pour quatre heures de set qui s’annoncent inoubliables. L’occasion pour nous de revenir sur le parcours unique d’un DJ et producteur chicagoen de house music désormais mythique. 

Difficile de présenter Roy Davis Jr. sans évoquer Chicago et l’effervescence créatrice de ses racines musicales. Grâce à des parents musiciens, il se passionne très jeune pour la musique et commence à mixer à 12 ans. Son tout premier EP, Learn To Live, sorti en 1992 sur le label Stricly Rhythm, est une marque indélébile des débuts d’un artiste qui avait déjà tout pour lui.

Le DJ et producteur chicagoen est rapidement influencé par des figures locales telles que Lil’Louis, Farley Keith ou encore le groupe Phuture, auquel on doit le mythique “Acid Tracks“, acte (officiellement) fondateur de l’acid house. Roy Davis Jr. remplacera d’ailleurs DJ Pierre, DJ local et son premier ami, au début des années 90 au sein du groupe. On peut citer à ce propos “Mental Breakdown (This is Cocaine)“, sorti en 1993 sur Strictly Rhythm.


Mais la carrière de Roy Davis Jr. ne se résume pas à cette belle collaboration avec Phuture. L’année suivante, il dévoilait The Believers avec un titre adulé à jamais, “Who Dares To Believe In Me ?“, réunissant tous les codes d’une house music déjà culte. Il installe définitivement sa notoriété et son style musical en 1996, période pendant laquelle il produit le fameux Gabrielle avec Peven Everett, aux sonorités garage toutes particulières. Sorti chez Large Records, l’EP sera réédité de nombreuses fois et apparait aujourd’hui comme un tube cultissime.

Dès lors, on ne compte plus ses productions (enfin, 82 EPs et six albums tout de même). Si on avait déjà pu reconnaitre son intelligence et sa finesse du sampling dès 1995 avec la sortie du génial Tha Black Light Exposure E.P dans lequel il samplait les claviers rêveurs de Kool and The Gang (“Under Tha Sun“) ou ceux du trio Shalamar et son “Take that to the Bank” (écouter “Let Me Show U Tha Scene“), Roy Davis Jr. se révèle également capable de produire des tracks aux rythmes endiablés, taillés pour enflammer un dancefloor comme “HeartAttack” sorti chez Power Music Records en 1996. La même année, il lance son label, Undaground Therapy Musik, qui après quinze années de pause, semblerait reprendre du service avec un EP du monsieur (à surveiller de très près).

À l’écoute de ses nombreuses productions, on remarque que Roy Davis Jr. mélange les genres, qu’il ne se cloisonne pas mais plutôt qu’il navigue entre les influences du funk, de la disco ou de la soul pour inventer un type de house très groovy, avec une esthétique souvent délicate et toujours élégante. Dans les années 2000, on a pu l’entendre dans des morceaux plus tournés vers des influences R’n’B tels que sa collaboration avec la chanteuse Terry Dexter dans l’EP intitulé Wonderin. Plus récemment, on les retrouvait tous les deux dans l’ irrésistible My Nation (2014), EP auquel Dj Pierre a d’ailleurs participé.

On ne peut finalement qu’être sans voix devant la discographie affolante de Roy Davis Jr. et surtout intrigué de voir qu’entre 1992 et 2010, il ne se passe pas une année sans qu’il sorte ne serait-ce qu’un titre. Ces cinq dernières années, la légende s’est un peu calmée, profitant de pauses bien méritées pour quand même sortir un dernier long format, Destroy & Rebuild en 2014.

DJ émérite, Roy Davis a parcouru le monde, distillant ça et là une culture musicale enviée par plus d’un et un don pour forcer les hanches à gigoter. De set entièrement funk à une sélection club inoubliable, en passant par ses propres tubes et bien sûr un mix élégant de classiques et de nouveautés, des Boiler Room aux grands clubs internationaux (suivre les liens précédents), il était partout et devait se lancer dans une tournée l’an dernier, annulée au dernier moment après avoir été diagnostiqué d’une sclérose en plaque sévère. Cette année, la légende Chicago produira peut être mais en attendant, nous le recevons vendredi soir au Djoon et c’est un honneur, puisque Roy David Jr. n’aura pas mis les pieds derrière un deck parisien depuis deux ans ! Une occasion irréelle à ne manquer sous aucun prétexte, il pourrait ne pas revenir de sitôt…


EVENT
 / PREVENTES


PLG.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *