,

Deep Traveler #10 : En Novembre, direction l’Italie avec Giovanni Damico

Pour ce dixième opus de notre série de mixes dédiée aux artistes étrangers, nous avons l’immense plaisir d’accueillir Giovanni Damico, fer de lance du renouveau d’une scène italienne qui s’impose chaque jour comme l’une des plus fertiles d’Europe.

Giovanni Damico a grandi dans une famille de musiciens et se familiarise donc très tôt à la production. Il signe un premier EP en 2009 sur le label Stop Clone Music puis rapidement d’autres maxis sur Movida Records ou encore Home Audio Recordings. Sa carrière prend alors un tournant en 2011 puisque le producteur se mu en label manager avec la création de White Rabbit Recordings qui accueillera majoritairement ses propres sorties. Remarqué pour son excellent travail, Giovanni Damico a récemment acquis une dimension nouvelle en signant sur le label hollandais de Marce Vogel, Lumberjack’s in Hell, ainsi que sur la structure strasbourgeoise Faces Records/MCDE.  Fortement influencé par une culture funk/disco impressionnante, l’artificier italien nous offre depuis une petite dizaine d’années de la house music vitaminée, marquée par l’incorporation de samples savamment choisis. Rien de révolutionnaire nous direz-vous, encore faut-il le faire avec autant de justesse.

Derrière les platines, Giovanni Damico construit des voyages qui se focalisent sur une base disco mais explorent par instant des univers deep, soulful ou broken beat, le tout avec une pertinence absolue et une technique léchée. Dans ce dixième Deep Traveler, la disco – on ne déroge pas à la règle – occupe la majeure partie du mix avec un superbe alliage de grands classiques et de tueries plus obscures. Giovanni Damico conclu tout de même son mix par un clin d’oeil plus house avec quelques morceaux à la vibe chicagoan affirmée qu’il revendique d’ailleurs clairement dans ses productions, notamment sous son alias Ron Juan.

Les Deep Travelers, c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les scènes dans lesquelles évoluent nos invités. Giovanni Damico a grandi et habite toujours Salerne, petite ville italienne de 139 000 habitants située au sud de la grande cité napolitaine. Considérant que la grande partie de la scène des musiques électroniques italiennes se concentre, au même titre que les grandes institutions économiques et de pouvoirs, au nord de Rome, quel est donc l’état de la scène transalpine au sud du Mezzogiorno ? Voici les mots du producteur italien sur sa ville et les initiatives qui y ont vu le jour : « Même s’il n’existe pas une vraie scène disco/house dans ma ville, Salerne foisonne de projets intéressants comme 180g (des livestreams de DJs dans des marchés), qui contribuent à éduquer le public et nourrir de nouveau leur appétit pour la bonne musique alternative. C’est incroyable comme beaucoup des meilleurs DJs, selectors et diggers que je connais viennent d’une ville qui n’offre à priori aucune opportunité pour exprimer notre talent. Nous nous battons tous (en comptant également les petits clubs, les associations ou les disquaires)  pour faire revenir la culture à Salerne, c’est notre raison d’être !« 

Bonne écoute et surtout bon voyage !

Comments

comments

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *